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PORTRAIT

Présence

Venite adoremus

Je suis une femme artiste taxidermiste, bricoleuse, avant-gardiste, dénonciatrice et rousse.

 

Ma création qui a débutée dès l’âge de huit ans par des peintures à l’huile surréalistes, s’est dirigée avec mon passage à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux (DNSEP à 24 ans) vers la sculpture.

 

Dès la rencontre de Monsieur Rouillon (Grand prix de Taxidermie française) mes préoccupations sociétales ont changées.

Grâce a l’expérience du métier, j’ai pu donner forme réelle et pertinence à mes inquiétudes, préoccupations, messages, pensées, bref ce que j’ai dans mes tripes.

 

J’amène une vision différente de la taxidermie, en la rendant plus contemporaine à l’aide de ma sensibilité féminine.

 

Je pérennise ainsi depuis 2012 l’activité de taxidermie traditionnelle (trophées de chasse, naturalisation de tous les animaux) et j’ai le luxe de pouvoir créer et montrer mes oeuvres dans mon magasin.

 

S.Barthes

 

140/120/62

2017

Naturalisation d’un babouin mâle et d’un lionceau sur socle en plexiglas contenant de la sciure devant une croix en néon vert de 170/80/47.

S.Barthes

 

45/43/20

2016

Naturalisation de 3 singe-lions  mâles en position des 3 sages : je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien.

S.Barthes

 

160/150/60

2017

Naturalisation d’un poney-Falabella avec corne en néon blanc et ventilateur au sol.

S.Barthes

 

85/102/46

2016

Naturalisation d’un daim blanc mâle couché sur un socle en marbre.

Un roi est né

Les 3 sages

Poney-licorne

Damné

 

De l’interdit qui veut qu’un art n’empiète sur le domaine d’un autre est ici levé, du fait de la simple littéralité et de la matérialité exemplaire des moyens employés par les artistes en présence. Il s’agit là de répondre à une convocation effective, universelle celle de notre propre finitude… Du point de vue de l’exercice, les genres sont bousculés par la forme (la peinture, la sculpture, l’happening et ses représentation plus ou moins théâtralisées).

 

La sculpture construction de Stéphanie Barthes est au delà de la trace, elle a son poids, son indépendance et son propre espace de sens (son topos). Issue d’une performance de près de trois heures (ayant eu lieu le 10/01/2010 à la galerie CCC à Bordeaux) la matière qui la constitue est faite de chairs, de sangs, de pleurs, de violences autant que de recueillements. Cette performance, cette rencontre à eu lieu dans un espace temporel à la fois ouvert et fermé, un huit clos en public. La mort indispensable est passée, passée par elle, elle à été souhaitée puis donnée, accueillie, et enfin accompagnée.

 

Corps nus à égalité, victime et bourreau inventent une autre histoire, ensemble ils se travaillent, se tranchent, et retranchent, s’ajoutent, s’étalent, s’enroulant en charge et en revanche. Jouir de vie et de mort avec l’espoir d’une impossible résurrection. Pour tuer elle tue. Elle tue aussi toute forme de sentimentalisme (pour ne pas dire de sensualisme) en véritable artificier de nos pulsions. Nue à l’égal de sa victime… Le corps entier est dans son dedans à la fois érotique et digestif, sensualisme alimentaire, la vie, le souffle est volé puis souhaité de nouveau, les larmes la douleur et tout l’amour de l’autre sacrifié, face à l’impossible résurrection. Manger, couvrir, cavité, désir de protection, envie, elle est en mort accompagnée, antre mêlée des chairs, déchire, aimant, crache, pleure, éructe, crie, ingurgite et monte à cru depuis longtemps la main du peintre et de la critique est coupée. Mais elle, encore artiste, fabrique sous nos yeux l’image actuelle, d’une nature vivante, inventant le bruit d’une autre peinture. Elle prend et déverse son désespoir dans cette inavouable mise en scène En même temps, nous on en mangerait drôle de cuisine, de cuisinière dirait on aujourd’hui…

 

Bien plus qu’une sculpture souvenir, il en reste la victoire de l’animal sacrifié en triomphe sur le grave de sa place de marbre, où le Shéol se fait piédestal. La lumière et la vie reviennent par la vibration d’un néon, ses bois de vie renouent ainsi en majesté dans la promesse de nouvelles histoires à venir.

 

Stéphanie Barthes développe un travail engagé de recherches qui explorent un territoire particulier, nécessitant le partenariat peu habituel du passage de la mort.

La mort n'est pas l'ombre de la vie ; en fin de compte, elle les traite à l’identique : vie et mort sont signes.

Dans l'action, la sienne, lors de ses performances comme au quotidien, elle s'entoure d'elle. La mort la sienne engagée, symbolique expérience, sur un trapèze en balance de partage.

Son propos, ses actions, nécessitent donc ce passage : la mort, celle de l'autre, animale; recueillie, dans une extrême attention. Elle développe une pharmacologie en méthodes toutes intimes qui parfois sont rendues publiques.

Un propos nouveau, s’injecte ici : un travail ; un langage post mortem, un cri subépidermique, silencieux, poétique et politique. Après la mort une autre vie?

La matière débarrassée du vivant, les éléments qui nous sont communs, les mêmes muscles, les mêmes membres ; d’avantages, les mêmes types de signes, les mêmes instruments d'échanges, les mêmes langages, les mêmes logiques rentrent dans les gestes les plus indispensables à une vie.

Comme ils figurent dans les actes les plus produits, les plus conventionnels, les plus sanctuaires.

Qu'en est-il de la croyance si l’on l’étend, l’étire au champ du vivant global qui nous préoccupe tous aujourd’hui?

(Écologie Condition Animale) - combien de millénaires ont-ils mis à légiférer la transformation d’animal-otages ; objets indivis devenus genre, a priori. A priori convenu.

Pour l’art ; qui n'est pas de l'ordre de la nature : la création, fruit du regard, pensée critique, expression des hommes. Aussi artificielle à la nature, exogène à sa fabrication, sa trajectoire constructive&déstructive, aunome, inéluctable, regarder et faire, l’art et l’artiste commencent ici. Par l’invite au regard de la pièce qui fait face.

 

A.B

 

Découvrez une sélection de photographies, issues de moments à l'atelier et de mes performances, qui sont à la vente sous différents formats, numérotées et signées avec certificat d'authenticité, à imprimer sous Plexiglas ou en tirage papier.

 

stephanie_barthes_vol avec petit poney
stephanie_barthes_presence_1
stephanie_barthes_presence_2

S.Barthes

 

60/50/32

2017

Naturalisation d’un coq blanc avec tête dorée sur socle blanc et néon blanc.

L'espoir fait vivre

S.Barthes

 

135/90/80

1985-2018

Pélican naturalisé sur tabouret roulant avec collier de fleurs artificielles et ombrelle thaîlandaise.

La pointe aux oiseaux

stéphanie_barthes_Venite adoremus

Moments

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Venite adoremus

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